Le roi de Jordanie vante une solution à deux Etats

Le roi de Jordanie vante une solution à deux Etats
Il ne sera pas possible de parvenir à la paix au Proche-Orient sans la création d'un Etat palestinien dans le cadre d'une solution à deux Etats qui devrait constituer la base d'un accord de paix israélo-arabe, a déclaré jeudi le roi Abdallah de Jordanie. /Photo prise le 29 mars 2017/REUTERS/Mohammad Hamed

Par Impact24

MER MORTE, Jordanie (Reuters) – Il ne sera pas possible de parvenir à la paix au Proche-Orient sans la création d’un Etat palestinien dans le cadre d’une solution à deux Etats qui devrait constituer la base d’un accord de paix israélo-arabe, a déclaré jeudi le roi Abdallah de Jordanie.

Dans un discours prononcé à l’ouverture du 28e sommet de la Ligue arabe, sur les bords de la mer Morte, le souverain hachémite a estimé qu’Israël était en train de saboter les chances de paix en accélérant la colonisation dans les territoires palestiniens occupés.

« Israël continue d’agrandir les colonies de peuplement et de saboter les chances de paix (…). Il n’y a ni paix ni stabilité dans la région sans une solution juste et globale à la cause palestinienne, par le biais d’une solution à deux Etats », a dit le roi.

Les dirigeants arabes qui participent à ce sommet mercredi vont rechercher des terrains d’entente et réaffirmer leur attachement à l’idée d’un Etat palestinien, objectif de longue date que le président américain, Donald Trump, a remis en question en février.

Lors d’une conférence de presse à la Maison blanche, avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à ses côtés, Trump a laissé entendre qu’il n’était pas hostile à une solution à un seul Etat.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, annexé à Israël, la capitale de leur futur Etat, qui engloberait la Cisjordanie, occupée depuis 1967 par l’armée israélienne, et la bande de Gaza.

Le roi Abdallah, dont la dynastie est la gardienne des sanctuaires de l’islam à Jérusalem, a déclaré que toute décision « unilatérale » d’Israël pour modifier le « statu quo » sur le Dôme du Rocher et à la mosquée Al Aksa aurait des conséquences « catastrophiques » sur la région, en provoquant la colère du monde musulman. Ces deux sites forment le troisième lieu saint de l’islam, après La Mecque et Médine.

Source Reuters